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Peinture de Sienne : de Byzance à la Renaissance

Fidèle à sa tradition de s’aligner sur le cycle de la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne, Bozar met l’Italie à l’honneur depuis la rentrée. Organisée dans ce cadre, l’exposition Peinture de Sienne, conçue en étroite collaboration avec la Pinacoteca Nazionale di Siena est toujours visible, jusqu’en janvier. Alors non, ne rêvons pas, pas la peine de se leurrer : la Pinacothèque de Sienne ne s’est pas totalement vidée de ses trésors pour les beaux yeux de Bruxelles. Mais quand même, parmi la soixantaine de pièces présentées ici, certaines valent largement le détour. À commencer par celle qui clôture ce parcours baigné dans une semi-obscurité incitant au recueillement face à ces œuvres d’art sacré : La Vierge de l’humilité de Giovanni di Paolo (vers 1450). Une Madone au chignon et au voile transparent exécutés avec une délicatesse extrême est assise sur un coussin posé à même le sol - et non en majesté sur un trône - au milieu d’un jardin plein de fleurs et d’arbres fruitiers. Derrière s’étend un paysage structuré en damier à dominantes noire et blanche, les couleurs de Sienne (également récurrentes dans la scénographie de l’expo). La finesse des traits de la Vierge et de l’Enfant auréolés d’or, le dynamisme des postures et le raffinement du modelé permettent de mesurer le chemin parcouru par les artistes siennois en deux siècles, et par exemple depuis cette autre Madone à l’Enfant, de Dietisalvi di Speme (1262), placée au tout début de la visite, si solennelle dans son immobilité et quasiment dépourvue de profondeur. 

La musique fraternelle de Woman's Hour



Woman’s Hour n’est pas un énième collectif de dreampop mélancolique qui vient nous bercer pour nous endormir. Le groupe, originaire du Royaume-Uni, tire son nom d’une émission radio de la BBC4. « Mais un jour, c’est nous qui serons en pole position sur Google Search », plaisante le guitariste Will Burgess.

Un arbre rouge dans le jardin de l’enfance



Depuis Un petit chat dans un grand sac, on savait la compagnie de l’Arbre Rouge douée pour cultiver les histoires sur scène. Revisitant les contes traditionnels, Nathalie de Pierpont et Stéphane Groyne nous faisaient miauler de plaisir avec un chat qui joue à la souris, un rat qui déclenche des catastrophes en série et de délicieuses mises en abîmes au royaume de l’absurde.

Quentin Dujardin : Le silence des saisons



Les saisons sont calmes, très calmes et acoustiques sur le nouvel album de Quentin Dujardin. Trop calmes en fait, selon les prévisions sur les conséquences dévastatrices que les changements climatiques auront sur les saisons.

Jef Neve: One



Jef Neve continue d’aller de l’avant. Après la composition variable de son trio, son aventure avec une section de vents et sa deuxième pièce symphonique, voilà aujourd’hui un album solo, le défi ultime pour tout pianiste jazz. Neve réussit l’épreuve avec grande distinction.

Fury



Who wants to go to the cinema, buy a big bucket of popcorn, and then be reminded of how horrific war is? David Ayer, best known for his dark police dramas like End of Watch, convinced his cast and crew to go to extremes to create the most authentic, dark, and convincing evocation possible.

Hexagen : rock indé en terrasse et au magasin


(Electric Electric)

Collectif à géométrie variable apparu dans le giron d’un couple féru de rock indépendant, heXaGEN transporte sa passion sur des affiches électriques et éclectiques en organisant régulièrement des concerts dans quelques lieux incontournables de la vie alternative bruxelloise.

Bande de filles



De vrais coups du chapeau, ça arrive au cinéma plus ou moins aussi rarement que sur les terrains de foot. Pour faire trois bons films d’affilée, il faut avoir du talent. Céline Sciamma en a. Et ce qui est beau, c’est qu’on ne peut pas dire qu’elle se répète.

Andreï Zviaguintsev : l’homme face au pouvoir



Aujourd’hui, peu de réalisateurs osent encore voir aussi grand qu’Andreï Zviaguintsev. L’auteur du Retour, du Bannissement et d’Elena se risque, avec ce Léviathan couronné à Cannes, à une allégorie critique de la Russie moderne, mais aussi au tragique romanesque, à un humour enivré, à des images monumentales et à de la philosophie politique du XVIIe siècle.

Goupil le Fol


(© Saskia Vanderstichele)

It’s high time to revisit a classic. Goupil le Fol is celebrating its 45th anniversary this year, but that is no reason just to leave the place to the crowds of tourists. They will probably find this address in the dark Violetstraat/rue de la Violette in their guide books, but even wandering aimlessly past the curious façade should arouse your curiosity.

26 04 15

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