L’an dernier, le premier spectacle du jeune metteur en scène liégeois Fabrice Murgia, Le Chagrin des ogres, était à l’affiche de la prestigieuse scène de l’Odéon à Paris. Une aventure rare dans le milieu théâtral francophone. La clé de son succès ? Un théâtre d’art et d’essai, ancré dans la solitude de notre époque mondialisée, saturée d’infos, d’échanges et de réseaux sociaux. Sur scène, une réplique peut naturellement prendre la forme d’un SMS et un dialogue celle d’un chat. Associé, à 28 ans, au Théâtre National, Murgia y présente sa nouvelle création, Exils, dans le cadre du projet européen Villes en scène, aux côtés de célébrités comme Joël Pommerat pour la France, Emma Dante pour l’Italie, etc. Un projet dont l’objectif est de questionner le « vivre ensemble » et la multiculturalité des villes européennes.